LUTRY, 1998
plan Lutry, 1998   (© yves-andre.ch) croquis Lutry, 1998   (© yves-andre.ch) Lutry, 1998   (© yves-andre.ch) Lutry, 1998   (© yves-andre.ch)
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PORT DU VIEUX-STAND 1998 - coll. p. rouault
La création d’un port de petite batellerie à Lutry répond à l’essor que connaît la navigation de plaisance sur le lac Léman. Le projet est construit en trois phases qui instaurent des lignes de force architecturales et urbanistiques dans un site d’intervention comportant une grande complexité et de multiples contraintes. La première phase se présente sous la forme d’une étude des indices historiques et morphologiques du site et aboutit à la compréhension des spécifi cités du lieu et de la nature des rapports entre le port et le bourg de Lutry. Les conclusions de cette étude ont permis de dégager les principes d’aménagement servant à l’élaboration d’un plan partiel d’affectation. La seconde phase détermine les principes fondateurs qui constituent le plan du port : souligner l’anse naturelle du site dans le respect de la géométrie existante et minimiser les remblayages. Marquer et pérenniser la présence des éléments structurant le site, comme le bâtiment du Vieux-Stand, l’esplanade, la grève, le pavillon, les chemins, le môle et la topographie la custre. Poursuivre la logique de succession des espaces publics de la rive et du bourg. Prévoir les constructions portuaires dans le respect d’un système écologique. Utiliser les infrastructures terrestres comme dispositif de liaison et comme moyen de protection par rapport à la route. La troisième phase apparaît comme la fi nalisation des principes évoqués. S’appuyant sur un tracé régulateur découlant des géométries existantes, le port est composé de deux portions d’ellipse, la digue de vent végétalisée et le quai arboré, dont le centre de gravité est en relation directe avec le bâtiment du Vieux-Stand, qui devient la fi gure centrale de la nouvelle composition. A l’est du Vieux-Stand, les aménagements se raccordent aux espaces publics existants et s’achèvent par l’accroche de la digue de Vaudaire, laquelle se situe dans le prolongement d’un ancien cours d’eau devenu chemin. A l’ouest, un bâtiment semi-enterré renferme les infrastructures dévouées aux besoins du port et crée une promenade supérieure, qui sert aussi de protection contre les nuisances de la route et articule une liaison entre le bâtiment du Vieux-Stand et le Pavillon. L’accès depuis la route principale se fait grâce à une longue rampe bordée d’une grève, qui marque l’entrée ouest du port et reprend la géométrie de la promenade des quais. Le contraste entre les aménagements lacustres formés de courbes douces et ceux, terrestres, constitués de droites volontaires, donne au projet son équilibre et son identité.